C'est long. C'est long le temps que l'on met a réellement comprendre certaines chose. Un peu comme si le bouton marche avait cessé de s'enfoncer. Comme si on s'acharnait a appuyer dessus pour l'allumer alors que ce sont les pilles que ne fonctionnent plus. C'est comme si certaines informations, pourtant essentielles faisaient la queue dans notre cerveau et mettaient parfois des mois, voire des années a être enregistrées. Et puis un jour, c'est leur tour. Et pour moi, toutes ces informations essentielles auxquelles je me résignais de croire sont entrées, et j'ai compris. J'ai compris que plus jamais je ne le reverrais et qu'il était grand temps que je fasse mon deuil, que j'aille pleurer devant les lettres d'or qui composent son nom. J'ai compris qu'il y a aurait toujours ce décalage et que comme d'habitude il faudrait que je m'y fasse. Et j'ai surtout compris qu'il était nécessaire que je m'y fasse. J'ai aussi compris que les gens qui s'éloignait de moi ne partait pas pour toujours s'ils m'aimaient vraiment. J'ai compris que le temps ne peut pas aller plus vite et même qu'il fallait en profiter maintenant. La seule chose que je n'ai pas réussis a accepter, j'ai aussi compris pourquoi. Parce que c'est une blessure trop profonde, que ça fait trop mal. Et que ces douleurs sont éternelles, que l'on ne les acceptent jamais mais qu'au fur et à mesure du temps, elles feront de nous une force. Mais ce qui m'a frappé c'est que j'ai compris que je ne me battrais plus pour des gens qui indirectement n'en ont rien a faire. Et malgré tout, ça faisait longtemps qu'elle faisait la queue sans vouloir s'y résoudre, cette information là. Tu m'as abandonné, ça y est c'est finit. Je rentre chez moi en chantant Chairlift et en me rappelant ces heures passées ensemble au soleil à rire.