J'voudrais vous parler de nos projets d'été, de nos fesses posées sur le rebord d'un trottoir, de nous fumant une cigarette les cheveux mouillés et frisés, de l'odeur de la mer qui frôle nos short et nos hauts de maillots de bains, de nos fous rires qui résonnent dans nos têtes jusqu'au soir. Ou encore de Noël avec sa tradition, ces cadeau, ces sorties de vacances, la fumée qui sort de nos bouches, nos trente six couches qui ne nous tiennent même pas chaud, nos bottes toutes décollées, la neige que l'on attend toute l'année mais que l'on déteste le jour ou elle nous tombe dessus. Mais il est une heure du matin passé et si je n'arrive pas a dormir ce n'est pas parce que nous sommes sensé être dans la période la plus gaie de l'année. C'est parce que chaque fois que je me regarde dans une glace je vois grandir la noirceur et la force d'un coup que l'on m'a envoyé sur le visage. C'est parce qu'a chaque mouvements je sens mes côtes me rappeler que je me suis retrouvée par terre a enchainer les coups. Et parce qu'a chaque frôlement d'un corps je sens encore leurs mains me voler ma dignité. Alors j'vous parle d'une insomnie qui n'en finit plus, de regards perdus et d'envies de vengeance. De peur et de deceptions. De solitude. Mais surtout de bleus sur le corps.