J'aurais aimé être un personnage de fiction, parce que dans un film, l'héroïne aurait été moins maladroite pour te dire que j'éprouve quelque chose de vraiment spécial quand je te regarde. Un mélange de douceur, de douleur et d'intensité. Une complicité troublante, une intimité bouleversante. Quelque chose de rare, que je n'ai jamais ressenti avant. Quelque chose dont je ne soupçonnais même pas l'existence. Simplement te dire qu'autour de nous le monde s'efface et se réduit au simple décors d'un théâtre ou nous sommes les seuls acteurs. Je t'aime d'un amour dans le sang, d'une ivresse permanente, dans l'instant et l'éternité. Et en même temps la peur est là. La peur du manque. La peur de se retrouver sans oxygène. C'est l'évidence et la confusion. A la fois la foudre et l'anéantissement. Le plus beau des printemps , l'orage le plus violent.